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Conférence de presse du 7 juillet 2026 tenue par la porte-parole du ministère des Affaires étrangères Mao Ning

2026-07-07 18:18

Telesur : La Chine est l’un des principaux soutiens aux efforts de secours du Venezuela à la suite du récent séisme. Hier, un vol d’aide humanitaire du gouvernement chinois est arrivé au Venezuela avec à son bord des équipements essentiels et des fournitures d’urgence. Le ministère peut-il nous présenter la réponse humanitaire de la Chine jusqu’à présent, notamment l’aide gouvernementale ainsi que les contributions des entreprises financées par des capitaux chinois et des Chinois d’outre-mer au Venezuela ? Quel soutien supplémentaire ou quelles nouvelles livraisons humanitaires sont prévus pour aider le pays dans ses opérations de secours et sa reconstruction ?

Mao Ning : La Chine suit de près la situation du séisme qui a frappé le Venezuela. Le président Xi Jinping a adressé un message de sympathie à la présidente par intérim Delcy Rodríguez à la suite de cette catastrophe. En plus de l’aide financière en espèces déjà fournie par la Chine au Venezuela, le gouvernement chinois a décidé de fournir une aide d’urgence sans contrepartie d’une valeur de 100 millions de yuans. La Croix-Rouge chinoise a accordé à la Croix-Rouge vénézuélienne une aide financière d’urgence de 300 000 dollars. Hier, le premier lot de fournitures d’aide de 80 tonnes fourni par le gouvernement chinois, comprenant notamment des groupes électrogènes, des purificateurs d’eau, des tentes et des couvertures, est arrivé au Venezuela par vol affrété. La Chine a également fourni des images satellitaires des zones touchées par le séisme. Les entreprises chinoises et les associations de Chinois d’outre-mer au Venezuela ont fourni une grande quantité de machines et de denrées alimentaires nécessaires de toute urgence. La Chine est prête à apporter davantage de soutien et d’assistance en fonction de l’évolution de la situation de la catastrophe.

CCTV : Le ministre des Affaires étrangères Wang Yi va achever sa visite au Danemark, en Suède, en Finlande et en Norvège. Pourriez-vous nous présenter les résultats de cette visite ?

Mao Ning : Le ministre des Affaires étrangères Wang Yi a effectué une visite au Danemark, en Suède, en Finlande et en Norvège du 2 au 7 juillet. Au cours de cette visite, le ministre des Affaires étrangères Wang Yi s’est entretenu respectivement avec les ministres des Affaires étrangères des quatre pays et a eu des échanges amicaux avec le roi du Danemark Frederik X, le Premier ministre suédois Ulf Kristersson, le président finlandais Alexander Stubb et le Premier ministre norvégien Jonas Gahr Støre. Ils ont eu des échanges de vues francs, approfondis et constructifs, et sont parvenus à un consensus positif et à des résultats sur la promotion du développement sain, stable et durable des relations bilatérales de la Chine avec les quatre pays dans la nouvelle ère, ainsi que sur les questions internationales et régionales d’intérêt commun.

Cette visite perpétue l’amitié. Les quatre pays visités par le ministre Wang Yi figurent parmi les premiers pays européens à avoir reconnu et établi des relations diplomatiques avec la République populaire de Chine (RPC). La Chine entretient une longue histoire d’échanges avec ces pays, avec lesquels elle a établi de nombreuses « premières » au fil des années. Le Danemark est le premier pays à avoir mis en place avec la Chine un mécanisme de coopération pour la transition verte et il est aujourd’hui un partenaire stratégique global de la Chine. La Suède a été le premier pays occidental à établir des relations diplomatiques avec la RPC et elle est aujourd’hui le premier partenaire commercial de la Chine en Europe du Nord. La Finlande a été le premier pays occidental à signer avec la Chine un accord commercial intergouvernemental, et les deux pays entretiennent aujourd’hui un partenariat de coopération d’un nouveau type orienté vers l’avenir. La Norvège a été parmi les premiers pays à reconnaître le statut d’économie de marché de la Chine. L’expérience précieuse accumulée au cours des dernières décennies montre que les deux parties se respectent, se traitent sur un pied d’égalité, et prennent en considération les intérêts fondamentaux et les préoccupations majeures de chacune. Les quatre pays ont réaffirmé leur adhésion à la politique d’une seule Chine afin de consolider la base politique des relations bilatérales. Les quatre pays sont convenus de continuer à mettre en œuvre le consensus important atteint par le président Xi Jinping et les dirigeants des quatre pays, de perpétuer l’amitié traditionnelle, de maintenir des échanges de haut niveau, de renforcer la communication stratégique, d’élargir la coopération globale et de promouvoir le nouveau développement des relations bilatérales.

Cette visite approfondit la confiance mutuelle. Les quatre pays sont des États importants en Europe. Ils sont convenus que la Chine et l’Europe doivent avoir une perception correcte l’une de l’autre, maintenir le dialogue et la coopération comme courant dominant, et veiller à ce que les divergences soient placées à leur juste place. La Chine estime que la coopération économique et commerciale sino-européenne a produit des résultats fructueux au cours des dernières décennies et que les relations économiques et commerciales actuelles doivent être considérées de manière plus globale, plus objective et plus positive. Il faut maintenir et élargir l’ouverture bilatérale, et promouvoir un rééquilibrage positif des relations économiques et commerciales sino-européennes. La partie européenne reconnaît la nécessité d’améliorer sa propre compétitivité. Le ministre des Affaires étrangères Wang Yi a invité les entreprises des quatre pays à entrer dans le « gymnase » du marché chinois afin de renforcer leurs capacités et de partager les opportunités offertes par l’immense marché chinois, les chaînes industrielles complètes et les scénarios d’application diversifiés. Les quatre pays ont salué davantage de dialogues économiques et commerciaux constructifs entre la Chine et l’Europe, et soutenu les efforts visant à gérer correctement les différends économiques et commerciaux, à rechercher des solutions gagnant-gagnant et à obtenir des résultats substantiels. Les quatre pays souhaitent renforcer les échanges humains avec la Chine et approfondir les échanges dans divers domaines, notamment l’éducation, la culture, le tourisme, les langues, la recherche scientifique, les groupes de réflexion, la jeunesse et les collectivités locales, afin de consolider davantage le soutien public aux relations bilatérales.

Cette visite élargit la coopération. Le développement vert et bas carbone constitue une aspiration commune de la Chine et des quatre pays. Le concept selon lequel « Les rivières limpides et les montagnes verdoyantes constituent une grande richesse » proposé par le président Xi Jinping a été largement reconnu et salué par les quatre pays. Le vert est devenu une caractéristique importante définissant la coopération bilatérale dans la nouvelle ère. Les deux parties sont convenues de faire de la coopération verte un domaine prioritaire, de créer des synergies dans la coordination des politiques, la complémentarité industrielle, la gouvernance multilatérale et d’autres domaines, et d’insuffler conjointement une forte impulsion à la transition verte mondiale. Les quatre pays constituent des pôles majeurs d’innovation scientifique et technologique. La Chine accueille favorablement l’engagement des entreprises des deux parties à tirer parti de leurs avantages respectifs et à unir leurs forces afin d’obtenir davantage de résultats d’innovation au bénéfice de leurs populations. La Chine et les quatre pays accordent tous une grande importance au développement et à la gouvernance de l’intelligence artificielle (IA). Ils sont convenus de renforcer le dialogue sur la gouvernance mondiale de l’IA et d’explorer des règles relatives à une gouvernance collective, et ont apprécié les principes proposés par la Chine, à savoir une approche centrée sur l’être humain, une IA bénéfique, des bénéfices universels, l’inclusion et une gouvernance collaborative.

Cette visite renforce le consensus. La Chine et les quatre pays défendent tous le multilatéralisme, promeuvent l’État de droit international et soutiennent le rôle central des Nations Unies dans les affaires internationales. Les quatre pays sont convenus de travailler avec la Chine afin de renforcer la communication et la collaboration multilatérales, de préserver l’autorité et le rôle des Nations Unies, et d’œuvrer pour la mise en place d’un système de gouvernance mondiale plus juste et plus équitable. Les deux parties ont procédé à des échanges de vues approfondis sur les questions internationales et régionales d’intérêt commun. Le ministre des Affaires étrangères Wang Yi a réaffirmé la position de principe de la Chine sur la question ukrainienne et a souligné que la Chine avait toujours suivi les orientations fondamentales des « quatre impératifs » proposés par le président Xi Jinping, et qu’elle avait activement promu un règlement politique de la crise ukrainienne. La position de la Chine est objective, juste et cohérente. Elle prend pleinement en compte les préoccupations légitimes de toutes les parties, y compris celles de l’Europe, et soutient tous les efforts favorables à un règlement pacifique de la crise.

Un large consensus dégagé lors de la visite est que, face à une situation internationale chaotique et turbulente, nous devons nous concentrer sur la consolidation et le développement des relations bilatérales afin de faire face aux incertitudes du monde grâce à la stabilité des relations bilatérales. Dans le même temps, nous devons évoluer avec le temps, ouvrir de nouvelles perspectives, relever conjointement les défis réels, saisir les opportunités historiques et apporter chacun une nouvelle contribution à la coopération Nord-Sud ainsi qu’à la coopération Sud-Sud.

Beijing Youth Daily : Selon certaines informations, les garde-côtes japonais ont affirmé le 3 juillet qu’aux alentours de 11 heures, ils avaient détecté un navire chinois d’étude maritime pénétrant dans la zone économique exclusive située près de l’île de Kume, à Okinawa, dans le sud-ouest du Japon, et déployant un câble dans la mer. Un navire de patrouille japonais a immédiatement contacté par radio le navire chinois pour lui demander de cesser complètement cette opération. Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ?

Mao Ning : Les Diaoyu Dao et leurs îlots affiliés font depuis toujours partie du territoire chinois. Il relève pleinement des droits souverains de la Chine que des navires chinois de recherche mènent des activités dans les eaux adjacentes aux Diaoyu Dao. Ces activités sont légitimes, légales et irréprochables. La Chine s’oppose fermement à l’entrave par le Japon aux activités légitimes des navires chinois de recherche et a formulé des représentations solennelles auprès de la partie japonaise.

Shenzhen TV : Cette année marque le 30e anniversaire de la ratification par la Chine de la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer (CNUDM). Comment la Chine perçoit-elle le rôle de la CNUDM ? Quelles contributions la Chine a-t-elle apportées à la CNUDM au cours des trente dernières années ?

Mao Ning : La CNUDM constitue un résultat majeur de la troisième Conférence des Nations Unies sur le droit de la mer, tenue de 1973 à 1982. La CNUDM, conjointement avec les autres traités internationaux et le droit international coutumier, constitue le cadre juridique fondamental du droit maritime international moderne. L’entrée en vigueur de la CNUDM et sa mise en œuvre contribuent au maintien d’un ordre maritime international équitable et juste ainsi qu’à la promotion d’un système de gouvernance mondiale plus juste et plus équitable.

Les négociations sur la CNUDM ont constitué le premier grand processus législatif international auquel la Chine a participé après la restauration de son siège légitime aux Nations Unies. La Chine a participé à l’ensemble du processus de la troisième Conférence des Nations Unies sur le droit de la mer et a contribué, avec les autres pays en développement, à l’élaboration de la CNUDM. La Chine a été l’un des premiers pays à signer la CNUDM et est devenue un État partie à la CNUDM le 7 juillet 1996.

Au cours des 30 dernières années, la Chine a exercé de bonne foi ses droits et rempli ses obligations au titre de la CNUDM. Elle a fermement défendu l’esprit du multilatéralisme incarné par la CNUDM et soutenu le fonctionnement efficace des trois institutions internationales établies conformément à la CNUDM. La Chine a également œuvré avec toutes les parties pour préserver la paix et la sécurité maritimes, promouvoir le développement durable des océans, renforcer la recherche scientifique marine et la protection de l’environnement, et favoriser les échanges et la coopération dans les affaires maritimes. À travers ces efforts, la Chine a contribué à l’amélioration de la gouvernance maritime mondiale et à la promotion du bien-être de toute l’humanité.

AFP : Plusieurs gouvernements étrangers ont critiqué le tir d’essai de missile effectué par la Chine. Parmi eux figurent certains pays du Pacifique Sud, comme les Îles Salomon et la Nouvelle-Zélande, qui ont déclaré ne pas souhaiter voir des essais de missiles effectués dans le Pacifique Sud à proximité de leur territoire. Quelle est votre réponse à ce sujet ?

Mao Ning : Le tir d’essai constitue une activité d’entraînement militaire de routine de la Chine. Il ne vise aucun pays ni aucune cible en particulier. La partie chinoise avait informé au préalable les pays concernés, conformément au droit international et aux pratiques internationales courantes. Je tiens également à souligner que la Chine persévère dans la voie du développement pacifique et qu’elle suit une stratégie nucléaire d’autodéfense. Les pays concernés n’ont pas besoin de surinterpréter ce tir d’essai.

Telesur : Le séisme survenu au Venezuela a posé un double défi au pays. Alors que le gouvernement vénézuélien déploie tous ses efforts pour mener les opérations de secours, des obstacles subsistent en matière de financement des opérations humanitaires, de transferts internationaux de fonds et d’importation de produits de première nécessité. Les États-Unis ont annoncé un assouplissement temporaire de certaines sanctions afin de faciliter l’aide humanitaire, mais d’autres restrictions ainsi que le gel des avoirs vénézuéliens restent en vigueur. De plus, il y a quelques mois, la partie américaine a mené des bombardements à grande échelle contre le Venezuela et a enlevé de force le président Nicolás Maduro. Comment la Chine évalue-t-elle l’impact des mesures de sanctions américaines sur les opérations de secours et la reconstruction du Venezuela ?

Mao Ning : La Chine s’est toujours opposée aux sanctions unilatérales illégales qui ne reposent sur aucune base en droit international. Nous appelons les États-Unis à lever dès que possible leurs sanctions unilatérales illégales contre le Venezuela et à créer des conditions favorables à la reconstruction du Venezuela.

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